Questions relatives aux temps d'accompagnement institutionnels :

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Questions relatives aux temps d'accompagnement institutionnels :

Message par CamilleV le Mer 30 Aoû - 10:33

Questions relatives aux temps d'accompagnement institutionnels :

1) L'accueil et/ou la première prise de contact avec notre structure.

Problématique :

Pour une partie des personnes en situation de déficience intellectuelle, le fait de fonder une famille et d'avoir des enfants constitue une étape importante dans leur route vers l'intégration sociale (cf. Marie Anne Gaudin – Handicap mental et parentalité). Ce projet va généralement de pair avec un refus plus ou moins marqué de l'intervention sociale, qui à ce stade est souvent perçue comme une forme d'ingérence. En deux mots, avoir un enfant c'est souvent pour ces personnes sortir du parcours spécialisé, c'est être normal comme les autres. Ce contexte existentiel et psychologique particulier fait qu'une grande attention devra être donnée à ce temps de l'accueil dans notre structure. Avoir à faire à nos services pourrait être perçu par les (futurs) parents comme un aveu d'échec ou encore comme une nouvelle stigmatisation de leurs difficultés, avec pour effet de saper dès le départ leur implication dans la démarche proposée, dont la finalité se pose bien dans une perspective d'enrichissement et de valorisation des compétences parentales.

Comment alors permettre un accueil qui soit bien du côté du service d'aide et non d'une injonction à être aidé ?

Pistes de travail :

Proposer des temps d'accueil et de rencontre autour d'échanges plus ou moins formels, un peu comme ceux qui pourraient s'élaborer dans un café social, ouverts aux personnes déjà inscrites dans le service avec leurs enfants et aux possibles futurs usagers. Venue libre, sans rendez-vous.

Proposer des ateliers de médiation (exemple : relaxation, haptonomie, ciné-bébé, etc.), ouverts là aussi à tous, avec des personnes non-déficientes intellectuelles et des personnes déficientes, sur des thématiques communes à tout le monde et des intérêts partagés par tous, sans regard aux difficultés. En parallèle, d'autres ateliers seront spécifiquement organisés à l'endroit de nos usagers.

2) Le temps de l'orientation.

Problématique :

Il s'agit ici de se poser la question de savoir quel trajet est donné à la notification des usagers. Ces derniers doivent-ils nous être adressés directement par la MDPH, seulement après notification ? Cette possibilité n'est certes pas à exclure, et en pratique rien ne devrait/pourrait l'empêcher. Cependant il pourrait s'avérer intéressant de remplir cette demande de notification directement depuis nos services, en compagnie de la personne elle-même. Par ce biais il s'agirait là encore d'essayer de déjouer tous les enjeux relatifs au manque de confiance en elles des personnes et du sentiment d'être un constant assisté. Autrement dit la définition du projet éducatif (mais est-ce qu'on éduque des parents ?) ne viendrait que dans un second ou un troisième temps, après une première période de fréquentation libre du service, un temps d'essai ou d'adaptation.

Autrement dit quelle procédure d'orientation est la mieux ajustée au parcours des personnes que nous allons accueillir ?

Pistes de travail :

Si cela est possible, privilégier les procédures de notification rapide, comme par exemple le SAT de l'ALGED a coutume de la faire

3) Le temps de la contractualisation

Problématique :

C'est encore un aspect qui paraît bien délicat, à bien des niveaux. Déjà sur le fond général du projet. Vers quoi s'agit-il d'accompagner, sachant que la parentalité suffisament bonne, c'est très flou ? Dans quelles limites, éthiques et temporelles ? Pour qui, le parent, l'enfant, les deux ? Et quid si le conjoint refuse de coopérer et de suivre la démarche ? Quel lien ménage-t-on à la famille des usagers, les grands-parents, les frères et soeurs ? Voire même les amis ? Quel lien aussi avec les autres services qui prennent en charge la personne à d'autres endroits de sa vie ? Notamment le service  responsable de l'orientation (ESAT, foyer d'hébergement, etc.) ?

En résumé quel type de contractualisation pour quel type de projet ?

Pistes de travail :

Bosser le projet d'établissement, tout simplement.

4) Les temps d'accompagnement.

Problématique :

Qu'est-ce qu'on fait et qu'est ce qu'o ne fait pas ? Notre structure devra être un lieu ressource, mais il n'est ni possible ni même souhaitable qu'elle pourvoie à toutes les ressources. De la même façon notre accompagnement ne pourra pas occuper tous les espaces, du domicile, en passant par le médical, le thérapeutique, le scolaire, l'administratif, etc. Mais d'une manière ou d'une autre il faudra bien s'y frotter.

Qu'est-ce qu'on prend en charge en interne et où devrons-nous agir en tant que relais vers d'autres services/acteurs ?

Pistes de travail :

Idée d'assurer des permanences administratives ou d'aménager des temps d'accompagnement spécifiquement dédiés à cette fin.

La question se pose de savoir si nous intervenons au domicile ou si nous nous adjoignons l'aide d'une TISF pour ce faire. Les deux options se défendent et sont à débattre.

5) Les temps d'apprentissage et de renforcement des compétences.

Quels outils propose-t-on ? Quels groupes met-on en place ? Quels espaces d'apprentissage individuel invente-t-on ?

6) Le temps de l'évaluation des compétences parentales.

Par qui ? Un psy ? Mais est-ce la profession la plus à même de juger en la situation (oui, d'accord, j'aime vraiment pas les psy, qu'on se le redise) ? Et par un psy tout seul ? Par des croisements de regard ? Est-ce que l'évaluation doit intervenir au bout d'une certaine période ou d'un certain cycle ? Ou tout au long du parcours ? Mais alors avec quel outil ?

CamilleV

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Date d'inscription : 05/03/2016

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