Complément d'infos Lille

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Message par CamilleV le Ven 25 Mai - 16:34

Service d’aide à la parentalité de l’APEI de LILLE

Brigitte DORÉ
Pour l’Union départementale des Papillons blancs du Nord

Confrontées aux situations d’enfants issus de parents avec une déficience intellectuelle mais aussi de l’aspiration de ceux-ci à vivre comme tout à chacun, en autonomie, en couple, à avoir une vie affective et sexuelle épanouie, des enfants… et à formuler des projets de vie, les associations des Papillons Blancs du Nord ont développé depuis 10 ans des services d’aide et d’accompagnement des parents déficients intellectuels, fragilisés dans leur fonction parentale.

Faisant l’objet d’un processus permanent d’évaluation, l’expérimentation a été renouvelée par convention avec le département du Nord depuis 2002. S’inscrivant prioritairement dans le champ de la prévention précoce pour des enfants de moins de 6 ans, sauf dérogation et en complémentarité des autres acteurs ou intervenants sociaux et médico-sociaux, le projet a ppour objet :

* de favoriser l’accès aux dispositifs de droit commun en milieu ordinaire notamment auprès des services du département : démarches individuelles, participation à des actions collectives

* de développer et valoriser les compétences parentales ;

* de soutenir et développer les apprentissages liés à la vie quotidienne ;

* de décliner les modalités d’intervention, de mise en commun et de régulation des différents partenaires concernés par l’intervention auprès du ou des parents.

L’accompagnement parental se traduit par :

* une aide éducative dans les domaines pratiques liés à la vie quotidienne (entretien domestique, linge, repas, courses, achats de matériel adapté, gestion du budget familial,…) ;

* une aide éducative dans le traitement des informations liées à la prise en charge de l’enfant (soins, sécurité, suivi médical, stimulation sensorielle et cognitive, éducation, petite enfance, scolarité, exercice de l’autorité parentale…) ;

* une aide à la gestion du temps libre et des loisirs ;

* un soutien psychologique et relationnel (écoute, appui, présence, accompagnement social) ;

* la prise en compte de nouveaux projets de vie en lien avec l’arrivée d’un enfant (type d’habitat, aménagement du temps de travail, organisation matérielle, relations de voisinage…).

La libre adhésion du ou des parents est une condition préalable pour toute proposition d’accompagnement et l’intervention du service n’est pas compatible avec une mesure de protection administrative ou judiciaire et ne peut répondre à des injonctions d’ordre administratif ou judiciaire de la protection de l’enfance.

Chaque situation fait l’objet d’une formalisation dans un document d’engagement, d’accompagnement parental, partagé entre le service d’aide et d’accompagnement à la parentalité et la famille, reprenant une analyse des besoins, les objectifs concrets, les principes d’actions et d’interventions. Un avenant est ensuite conjointement rédigé : il décline, dans un langage adapté aux parents la mise en œuvre des actions du service et celle des partenaires (Protection maternelle et infantile, Service social départemental…).
Ceci permettra de faciliter la coordination des interventions pour une meilleure prise en compte des besoins et éviter la superposition ou la «mise sous surveillance» permanente des parents, voire prévenir le risque d’un niveau d’exigence plus élevé des professionnels auprès de parents fragilisés. Ceux-ci sont revus chaque fois que nécessaire et à l’occasion de chacune des synthèses rassemblant les différents acteurs concernés.
La prise en compte de la déficience va supposer le développement d’outils de compréhension ajustés à chacun des parents, une communication et un langage adapté qui vont contribuer à l’instauration de la relation de confiance. L’accompagnant sera un «facilitateur» de la relation et de la communication avec les tiers et sera un soutien dans la durée de l’accompagnement et dans l’aide à l’appropriation de la démarche et des apprentissages du ou des parents.

Parallèlement à l’action individuelle, des actions collectives de soutien à la parentalité sont développées en fonction des territoires à partir d’intérêts ou de besoins communs des parents (notamment pour les parents dont les enfants ont plus de six ans) favorisant les échanges, la recherche de conseil ou de réassurance et la rupture de l’isolement.

Dès le départ de l’expérimentation, la construction du partenariat et des modes de coopération s’est jouée simultanément à deux niveaux :

* le pilotage départemental avec la Direction enfance famille (DEF) du département du Nord et l’Union départementale des papillons blancs (UDAPEI) du Nord ;

* le maillage territorial de proximité avec les Services d’aide et d’accompagnement à la parentalité des APEI (Association de parents d’enfants inadaptés), les Directions territoriales pour la Prévention et l’Action sociale (DTPAS), la PMI et les réseaux constitués en fonction des situations.

Situé dans des champs d’intervention différents, chacun a dû apprendre à connaître l’autre et à le reconnaître dans son expertise pour qu’une culture commune puisse se développer dans l’approche de la parentalité, l’élaboration restant dans un processus permanent. En 2002, l’intervention des services s’est appuyée sur les emplois jeunes qui se sont formés et sont devenus des professionnels qualifiés dans les métiers éducatifs. Ils continuent de développer des connaissances, des savoir-faire, des savoir-être permettant une approche s’appuyant sur une valorisation des compétences des parents en introduisant des méthodes pédagogiques adaptées et des outils appropriés qui mériteraient une capitalisation.

Cependant, la nécessité s’est très vite fait sentir d’instaurer des temps d’analyse des pratiques pour permettre la prise de recul nécessaire face au parcours de vie des parents et aux situations qui sont souvent complexes quand il s’agit de les accompagner et de répondre au sentiment de solitude qui peut gagner le professionnel.

Le défi de départ a été de considérer ces personnes adultes comme des parents à part entière et non comme des personnes en situation de handicap. Il s’agit de mieux cerner l’intervention sociale, la situation d’accompagnement, de proposer les étayages suffisants correspondant aux besoins et aux demandes, de modifier les représentations sociales et les représentations que les parents déficients ont d’eux-mêmes en créant les conditions favorables pour qu’ils puissent gagner en confiance, trouver les appuis et se sentir mieux armés dans leur fonction parentale.

1. La mise en œuvre des actions du Service d’aide à la parentalité de l’APEI de LILLE

A. Cadre éthique et développement des compétences parentales

La démarche du service ne s’inscrit pas en substitution de l’action parentale mais toujours dans le contexte d’un soutien en vue du développement des compétences de la famille. Ainsi, lorsqu’un enfant s’agite dans un magasin au point de mettre ses parents en difficulté, le service soutient les parents, les incitant à réagir de façon appropriée. Il n’intervient donc pas directement auprès de l’enfant mais passe par son parent pour renforcer, au fur et à mesure, la posture parentale. Il s’agit bien de ne pas intervenir directement avec notre propre représentation de ce que doit être la famille mais bien à partir de ce que nous avons compris de la manière dont elle fonctionne. Le service prend le temps de comprendre le système de valeurs de la famille et de permettre à cette dernière de trouver ses solutions. En ce sens, la qualité du lien parents-enfant est privilégiée plutôt que l’organisation et la gestion du logement.

Quand il est question d’alimentation par exemple, il s’agira surtout d’être certain que l’enfant mange à sa faim (vérification de la courbe de poids et lien avec la PMI) avant de pointer un déséquilibre alimentaire. Une problématique parentale autour de l’alimentation sera vérifiée, plutôt que le contenu des assiettes. L’action s’inscrit bien dans le contexte d’une co-construction du projet d’accompagnement avec la famille.

Au démarrage des interventions, le service s’appuie sur les besoins exprimés par la famille. Puis, tout au long de l’accompagnement, la nature des interventions sera affinée (toujours en fonction de ce qui est partagé avec les parents). Ainsi, des parents qui souhaitaient au départ être aidés pour trouver un mode de garde pour leur enfant, parlent ensuite de leur relation à lui, de leur difficulté à s’en séparer. Pour respecter leur rythme, le service prendra le temps de jouer à domicile avec l’ensemble de la famille. Cela donnera l’occasion aux parents de se décoller de leur enfant tout en expérimentant le jeu. L’idée est bien d’envisager ensuite un Lieu d’accueil parents-enfants (LAPE) puis de se familiariser avec une halte-garderie ou une crèche. Le service s’intéresse ici à ce que le parent ressent dans l’interaction avec son enfant.

À partir de ses ressources internes et externes, chaque individu développe des compétences parentales que le service cherche à valoriser et à développer. Par exemple, lorsque les parents disent leur difficulté à coucher leur enfant agité, nous pouvons réfléchir ensemble au cadre à poser pour favoriser un temps calme. Conscients de leur impossibilité à lire une histoire, les parents s’imaginent en échec alors que d’autres modalités peuvent être pensées ensemble (raconter les images, écouter un CD audio, organiser un temps de discussions et de chansons…).

Les professionnels du service auront donc des outils adaptés ou à adapter en fonction de chaque situation rencontrée.

B. La notion de prévention

L’action du service s’inscrit aussi dans le cadre de la prévention à partir des axes essentiels suivants :

* le soutien des relations précoces parents-enfants ;

* l’ajustement des attitudes parentales au gré de l’évolution de l’enfant ;

* la prévention des carences affectives et éducatives ;

* la prévention des négligences et de la maltraitance.

En intervenant auprès du parent, l’objectif est de favoriser un développement harmonieux de l’enfant. Nous devons tenir compte de la double dimension dans laquelle nous intervenons. Celle de l’enfant et celle de l’adulte au travers de sa fonction et de ses compétences parentales. Dans le cas où les intérêts de l’enfant ne sont pas respectés (santé, sécurité physique et psychoaffective), nous recentrons, avec l’aide des partenaires (PMI, SSD, CMP-Consultation médico-psychologique…), l’action sur la protection de l’enfant. Dans ce contexte, le service peut être amené à réaliser des notes sociales et des signalements.

C. Les modalités d’intervention

L’éducateur intervient le plus souvent seul dans la famille. Pourtant, l’évolution de la situation et des objectifs peut amener à envisager des accompagnements en co-intervention avec un collègue.
La multiplicité des intervenants et des supports proposés offre autant de possibilités de permettre au parent de se saisir de ce qui lui conviendra le mieux. Les modalités d’intervention sont définies en fonction des situations. Elles sont variées et multiformes. Il est néanmoins important de préciser à nouveau ici que le service n’intervient jamais seul auprès de l’enfant.

Les rencontres peuvent se dérouler à domicile, au service ou dans un lieu extérieur en fonction du projet tel qu’il a été établi. Le service peut intervenir selon des modalités différentes en fonction des besoins exprimés :

les entretiens ou actions parents-enfants : ce sont, par exemple, des temps de stimulation avec un tout petit. Le professionnel accompagne le parent autour du tapis d’éveil. Il aide le parent à acheter des jouets adaptés à l’âge de l’enfant ou à en emprunter dans une ludothèque qu’il lui aura fait découvrir, et dont le parent pourra devenir familier. Avec un enfant plus grand, il sera davantage question de médiation, d’aider à la prise de parole et ainsi de situer la place de chacun ;
les entretiens ou actions avec un parent ou avec le couple parental : pour opérationnaliser cette dimension, le service se donne les moyens de rencontrer le ou les parents sans leur(s) enfant(s) afin d’évoquer les difficultés observées. Il est aussi important de restituer ces difficultés aux parents que de prendre le temps de les écouter exprimer les leurs. Ces échanges peuvent être facilités par l’utilisation de divers supports (le récit de vie, la création d’un conte, le collage autour d’une thématique familiale, la vidéo, …) Les outils/supports sont créés en fonction des situations et restent en constante évolution.

Compte-tenu des caractéristiques des adultes accompagnés, nous ne voulons pas nous situer dans une forme de résolution de problème à court terme. Au contraire, la permanence et la régularité des interventions caractérisent le cadre de l’accompagnement proposé au travers d’un rythme adapté à chaque situation.

D. Le travail en réseau


Pour les professionnels du service, il s’agit d’utiliser prioritairement les dispositifs de droit commun et donc de travailler en réseau. Il est important de tenir compte de l’environnement social et familial des parents et de toute personne identifiée par les parents eux-mêmes comme étant aidante.

Autour d’une situation familiale, se constitue souvent une équipe élargie composée d’autres professionnels du secteur social et médico-social. De façon non-exhaustive, ces professionnels peuvent être :

* les Unités territoriales de prévention et d’action sociale (UTPAS), partenaire privilégié ;

* les services de PMI, le Service social départemental (SSD), l’Aide sociale à l’enfance (ASE), le Service de prévention santé (SPS) ;

* les professionnels des délégations à la tutelle ;

* les foyers-logement et Service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) qui accompagnent les adultes semi-autonomes et autonomes ;

* les organismes institutionnels et associations existants ;

* les spécialistes libéraux ;

* les écoles, et tout professionnel travaillant au sein des dispositifs de droit commun.

Ce travail en réseau (et de ce fait en équipe pluridisciplinaire) est essentiel. Il nous permet de nous prémunir du risque d’enfermer la famille dans une vision unique. Dans une perspective de travail à partir des compétences des parents et en les plaçant en situation d’auteurs et de décideurs, les services d’aide et d’accompagnement des parents déficients intellectuels sont, dans les différents territoires du département du Nord, des lieux rendant possibles la réflexion, l’action, la décision sur la pratique parentale.

2. Cas cliniques

Afin d’illustrer de manière plus explicite la forme et les orientations du travail, les trois situations familiales suivantes permettent d’envisager la multiplicité et la richesse des interventions. Elles sont l’expression de l’adaptation permanente des professionnels aux besoins exprimés par les parents avec une déficience intellectuelle et l’opérationnalisation des principes énoncés dans l’article précédent.

Famille 1 : la famille est composée de Mr D. (le père), de Mlle B. (la mère) et de F (le petit garçon)

a). Présentation

La famille vit dans un appartement. Une demande de logement est en cours, les parents souhaitant que F ait sa chambre à l’avenir. Mlle B. travaille en milieu ordinaire (boulangerie). Mr D. a une formation de dessinateur industriel. Il a terminé un contrat de travail en septembre 2011 et est actuellement à la recherche d’un emploi.
Remarque : Seule Mlle B. bénéficie d’une reconnaissance MDPH.

b). Origine de la demande 

La déléguée à la curatelle simple de Mlle B. contacte le Service d’aide à la parentalité en juillet 2011. Mlle B. terminait sa grossesse et montrait des signes «de stress, d’angoisse» à l’approche de la naissance. Alors qu’elle avait dit n’être pas intéressée par les interventions du service tout au long de sa grossesse, une hospitalisation en juillet l’a amenée à accepter de nousrencontrer pour connaître les modalités d’accompagnement. Durant la présentation du service, il s’est effectivement avéré que la maman était «stressée» et peu sûre d’elle. Les parents de Mlle B. appréhendaient également l’arrivée du bébé, se questionnant quant aux capacités de leur fille «à savoir s’occuper d’un enfant». Mr D., le papa, semblait lui plus serein, même s’il s’était montré très nerveux durant l’hospitalisation de sa compagne. Les parents ont donc formulé la demande suivante : «on souhaite des conseils pour l’éducation ; on voudrait être accompagnés pour les démarches relatives à la crèche, halte-garderie, les travailleuses familiales, la PMI». Le service a donc débuté l’accompagnement en août, à la naissance de F.

c). Nature des interventions 

Il s’est agi de prendre contact avec l’association «Aide aux mères» pour mettre en place les interventions TISF (Technicien d’intervention sociale et familiale), à raison de 2 fois 2h par semaine. Les démarches d’inscription en crèche avaient déjà été menées par les parents et soutenues par la déléguée à la curatelle et la famille de Mlle B. Des relances ont permis à F d’avoir une place à la crèche St Sauveur dès la mi-octobre. Des accompagnements aux consultations PMI ont eu lieu ainsi qu’un repérage auprès d’un médecin traitant dans leur quartier. Des échanges à domicile ont été possibles, avec la maman seule, et avec le couple parental. Ils visaient à les laisser s’exprimer quant à leur rôle et responsabilités de parents et à apporter au fur et à mesure des indications au sujet du développement de l’enfant. À titre d’exemple : Mlle B. m’avait demandé en passant au service, de leur montrer le film dont je leur avais déjà parlé : «Bébé». Je leur montre donc le DVD ce jour. Ils ne savent pas s’ils veulent le regarder seuls, ou avec moi, lors d’une visite à domicile. Cela semble les intéresser… ils réfléchissent… à reprogrammer plus tard. Visionnage du film «Bébé» (1h15) : la maman réagit tout au long du film. Les bébés la font sourire et l’amènent à faire des commentaires sur leurs «bêtises», ce à quoi ils jouent, ce qu’ils font, mangent… Le papa ne s’exprime pas pendant le film… Nous parlons des stades de développement chez les enfants (0-2 ans). Ils sont intéressés par la grille de développement («repères»). Je leur remettrai à la prochaine visite à domicile. Je remets à Mlle B. une grille schématique du développement de l’enfant de 1 mois à 4 ans. Nous lisons ensemble les cinq premiers mois et échangeons à ce sujet. La maman «valide» certains points de développement acquis par F. Elle montrera la grille au papa. Nous échangeons autour de la question «c’est quoi être parent ?» selon eux. Le papa prend le temps de faire des passerelles entre son enfance et son statut actuel. La maman parle beaucoup des inquiétudes de sa famille quand elle a annoncé qu’elle allait avoir un enfant. Elle réalise qu’ils craignaient qu’elle «ne s’en sorte pas». Temps d’échange intéressant, même si le papa se demande «à quoi ça peut servir»… Notre but est de partir de leurs représentations, leur définition de la parentalité, et non de celle des autres. Le papa a parlé «des claques, gifles, coups de pied…» qu’il a reçus enfant par ses parents. «J’ai été élevé à la dure !». Du coup, il pense qu’il sera un papa ferme et autoritaire. Il pense également qu’il donnera aussi des fessées. Est-ce un point sur lequel le couple est d’accord ? La maman n’avait pas envisagé les fessées… À eux d’échanger : l’éducation des enfants amène toujours de nombreuses discussions de couple…

d). Observations 

Rapidement, la maman a su prendre ses marques et se faire davantage confiance. Il est vrai qu’elle a fait preuve de quelques maladresses au début (concernant le portage de F notamment) et qu’elle avait très souvent recours à ses parents dès qu’un événement nouveau arrivait à son fils (ex : la première fois que F a vomi, qu’il a pleuré presque sans discontinuer, qu’ila peu dormi…). En lui rappelant que la puéricultrice de la PMI pouvait être contactée en cas de besoin et en la rassurant sur les bons gestes qu’elle prodiguait déjà, la maman s’est montrée plus sûre d’elle et sollicite désormais beaucoup moins sa famille. Les grands-parents maternels et paternels ont d’ailleurs su verbaliser qu’ils «trouvaient qu’elle se débrouillait bien». La présence du papa à domicile renforce cette confiance en soi et le couple gère parfaitement les soins, l’alimentation et l’éveil de F.

Dans ce contexte, le couple a souhaité interrompre les interventions TISF. Après avoir permis à la maman d’être rassurée, la présence TISF s’est arrêtée fin septembre. L’entrée en crèche prévue pour mi-octobre «est arrivée vite» aux yeux de la maman qui a alors exprimé sa difficulté affective à retourner aussi tôt au travail et à «se séparer de F». La maman a souhaité faire une demande de congé parental (démarche accompagnée par le service et relayée par l’Association tutélaire des inadaptés) : la régularisation de ce congé est en cours.
Néanmoins, F va 3 demi-journées par semaine à la crèche. Ses temps d’adaptation, entièrement gérés par les parents, se sont très bien passés et ses accueils (de 7h30 à 12h30 les mardis, mercredis et jeudis) continuent de bien se passer. Le service n’accompagne plus aucun rendez-vous médical : les parents se rendent à la PMI ou téléphonent au médecin si besoin.

e). En conclusion 

Il apparait clairement que Mr D. et Mlle B. sont des parents très investis dans la santé et le développement de leur fils. Mlle B. se montre de plus en plus sereine dans la prise en charge de F et semble se faire de plus en plus confiance. Les services de PMI sont bien identifiés et utilisés.

Famille 2 : La famille est composée de Mr B. (le père), de Mlle B. (la mère), de C (la fille âgée de 2 ans et demi) et K (le fils âgé de 1 an)

a). Origine de la demande

En juillet 2009, la tutrice de Mlle B. et l’assistante de service social de l’ESAT contactent le service : Mlle B. est enceinte et le couple paraît désemparé face à la gestion de son logement et à cette grossesse. Une présentation du service est faite en septembre 2009 au terme duquel le couple se montre partant pour être aidé à préparer l’arrivée du bébé. Ils renouvellent leur demande d’être accompagnés par le service en octobre 2010 car souhaitent «être aidés pour les papiers de leur fille, discuter à son sujet», leur objectif étant de «devenir autonomes».
En février 2012, le Projet d’accompagnement parental est difficile à formaliser. Les parents se montrent mitigés quant à la poursuite des interventions du service. Il semble compliqué pour eux d’identifier des problématiques et surtout de vouloir les changer. Il est alors décidé de continuer l’accompagnement pour 6 mois et de faire le point à l’issue de cette période.

b). Informations

C naît en février 2010. C’est une petite fille qui nécessite plusieurs suivis : hospitalisation à domicile (HAD) puis psychomotricité jusqu’à ses 18 mois. Un bilan génétique a également été demandé par le Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) qui conclut à l’absence d’anomalie. C commence à aller en halte-garderie puis est accueillie chez une assistante maternelle à ses 8 mois. Après un congé parental de 6 mois, Mlle B. reprend le travail en novembre 2010 mais rapidement, une seconde grossesse survient, entraînant un arrêt jusqu’à la naissance de K en août 2011. Mlle B. commence un nouveau congé parental de 6 mois. En septembre 2011, a lieu un déménagement pour une maison à Villeneuve d’Ascq. Ainsi, la fin de l’année 2011 entraînera de nombreux changements concernant les professionnels entourant la famille : UTPAS, nouvelle tutrice pour Mlle B. et arrêt de la prise en charge de chez son assistante maternelle. La tutrice de Mr B. et le service restent les seuls professionnels stables pour la famille.

c). Observations et évolution de l’accompagnement :
au début de l’accompagnement, Mlle B. évoquait son envie d’être systématiquement accompagnée lors de démarches extérieures (peur de bégayer, de ne pas être comprise) même si elle savait se débrouiller. À ce jour, Mlle B. prend de plus en plus confiance en elle lors de ces rencontres.
le rythme de vie (le sommeil, les repas, le cadre posé) reste fragile, tout comme l’investissement du domicile.
la seconde grossesse et l’arrivée de K fragilisent encore plus l’investissement et l’entretien du logement. Le couple refusera longtemps l’aide d’une TISF, mais la PMI réussira à mettre en place ces interventions en février 2012. Les parents les arrêteront fin août, disant «ne pas en avoir besoin, savoir s’occuper du ménage».
Mr B. se montre facilement en relation avec C qui aime interagir avec son père et l’interpeler. Cependant, le papa se situe davantage dans une relation de «copain» avec sa fille que dans un positionnement cadrant et sécurisant. Ce positionnement peut conduire C à se mettre en danger (monter sur la table, «escalader» une étagère…).
une dichotomie s’est installée dans le couple parental : Mr B. nomme sa fille «la mienne», Mlle B. cherche à entretenir un lien privilégié avec son fils qu’elle nomme «le mien». Des frictions de couple se manifestent alors concernant la prise en charge des enfants et leur éducation.
il est important de soutenir les parents dans la stimulation des enfants et le cadre à leur apporter. Le couple s’intéresse aux capacités et progrès de leurs enfants. Il est toutefois nécessaire de les stimuler pour des temps agréables ensemble, pour favoriser le fait que les enfants aient des jeux adaptés à leur âge et à portée de main.
C est une petite fille qui a besoin d’être contenue et soutenue, ce qui semble difficile à réaliser de manière conjointe pour les parents. Une entrée en classe passerelle (tous les matins) a eu lieu en février 2012 ainsi qu’une prise en charge complémentaire chez une assistante maternelle fin mai, en prévision de la reprise du travail de Mlle B. Malgré une demande de dérogation, C ne pourra pas entrer à l’école en septembre 2012. Elle va donc en journées complètes, comme son petit frère, chez l’assistante maternelle (sauf les mercredis à domicile avec maman). Ce «retrait» de l’école a perturbé les parents. Ils ont montré des difficultés à comprendre et à intégrer cette information.
K présente du retard dans son développement (ce dont la maman a conscience). Il est important de l’aider à lui proposer des temps de jeux et d’interaction, ce qui est parfois compliqué pour les parents, C centralisant l’attention sur elle. La prise en charge par l’assistante maternelle depuis mai 2012 semble tout à fait convenir à K qui y fait des progrès.
un bilan CAMSP a permis la mise en place d’un suivi psychomoteur pour C au CMP (un suivi par un orthophoniste devra se faire dans un second temps), ainsi que des interventions à domicile pour K (kinésithérapeute libérale).

d). Remarques

Malgré les divers soutiens mis en place (AAP, TISF, UTPAS, CMP), les parents ne semblent pas prendre en compte les conseils proposés, et les difficultés relevées à domicile restent sensiblement les mêmes depuis la naissance de C. Les parents se montrent très souvent centrés sur eux-mêmes, faisant passer leurs intérêts ou préoccupations avant ceux de leurs enfants. Il semble nécessaire de leur rappeler régulièrement les besoins de C et K, comme dernièrement le rendez-vous chez l’ORL pour C qui se plaignait de douleurs aux oreilles. Il est apparu que les parents semblaient ne pas «savoir se mettre à la place de leur fille» et donc imaginer qu’il était difficile pour elle de supporter cette douleur.

e). En conclusion

Le service tente de répondre aux attentes du couple, mais il semblerait que les parents n’arrivent plus à identifier de besoins. Nous leur faisons donc part régulièrement des difficultés repérées à domicile et essayons de les aider dans le rythme de vie des enfants ainsi que le cadre à poser auprès de ces derniers. Nous essayons de les aider à se mettre d’accord sur l’éducation à donner ensemble. Il reste également nécessaire de réfléchir avec eux sur la «séparation» la nuit et l’investissement des chambres des enfants. Les parents ne semblent pas réellement en demande d’aide. Ont-ils conscience de la nécessité de changer leurs habitudes et priorités  ? Sont-ils prêts à cela  ? Quelles sont leurs demandes envers le service à l’heure actuelle ? Le service est-il une «offre» convenant à la dynamique familiale ?

Famille 3 : la famille est composée de Mr G. (le père), de Mlle F. (la mère), de Q (le fils âgé de 4 ans et demi) et B (la fille âgée de 1 an et demi) La famille habite un appartement.

a). Origine des interventions du Service d’aide à la parentalité 

C’est par le Service d’insertion sociale et professionnelle (SISEP) des Papillons Blancs de Lille, que Mlle F. a eu connaissance du Service d’aide à la parentalité. L’accompagnatrice d’insertion professionnelle étant régulièrement sollicitée au sujet du fils de Mlle F., celle-ci a été orientée vers un accompagnement plus adapté à sa problématique. Cette dernière n’était tout d’abord pas convaincue du bien-fondé de cette proposition, mais a fait tout de même une demande au Service d’aide à la parentalité en novembre 2010. Après un premier rendez-vous auquel elle n’est pas venue, le fonctionnement et les missions du service lui sont présentés fin novembre 2010. L’accent est mis sur le caractère non obligatoire de l’accompagnement et donc sur l’importance de l’adhésion du ou des parents. Mlle F s’est montrée immédiatement partante pour nos interventions. Cependant, le temps de fixer un second rendez-vous pour formaliser le début de l’accompagnement, elle dira par téléphone qu’elle a «changé d’avis» sans en préciser les raisons et ne veut donc plus être
accompagnée. Toujours par le biais du SISEP, elle recontacte néanmoins le service en mars 2011. Le couple est alors rencontré en juin, afin que le service puisse entendre les demandes des «deux parents». Lors de cette rencontre, Mr G. ne s’oppose pas aux interventions du service mais précise qu’il ne s’y investira pas beaucoup. Mlle F. demande quant à elle «de savoir dire non à son fils ; de moins céder à ses caprices» ; elle parle de sa fatigue face aux crises et aux pleurs de son fils ; elle aimerait que «Q soit mieux élevé, qu’il ne prenne pas le dessus sur elle». Le service propose donc de commencer l’accompagnement en l’aidant dans sa fonction de maman. Ainsi, il est prévu de favoriser des temps agréables avec son fils, à domicile et à l’extérieur : ces moments n’existent pas selon elle, «c’est toujours  très compliqué», dit-elle. Le service lui propose également d’échanger lors de rencontres individuelles au sujet de sa place et de son rôle de mère.

b). Evénement important durant l’accompagnement 

Alors que le Projet d’accompagnement parental devait être formalisé au bout de 6 mois, un signalement au parquet est venu différer cette rencontre. Les inquiétudes des professionnelles de l’UTPAS et du service étaient importantes : le développement de Q, la stabilité psychologique de la maman, les tensions dans le couple et l’arrivée du bébé dans ce contexte sont autant d’éléments qui ont amené l’ensemble des partenaires à saisir le procureur en octobre 2011.
Les parents sont auditionnés par le Juge des enfants en décembre 2011. Une Mesure judiciaire d’investigation éducative (MJIE) est ordonnée; elle débutera en mai 2012. Les conclusions de la MJIE orienteront le placement de Q pour la rentrée de septembre 2012 selon un rythme «école avec internat» et ce, afin de respecter les souhaits et réticences des parents.

c). Observations du service

Le père : À cause de ses horaires de travail, Mr G. est très peu présent lors des rendez-vous avec le service. De plus, comme indiqué ci-dessus lors de la présentation de service, il avait clairement exprimé qu’il ne se sentait pas concerné par ces interventions. Les rendez-vous sont donc prioritairement fixés avec la maman. Mr G. s’est néanmoins montré disponible lorsque nous avons eu besoin de rencontrer le couple pour évoquer nos inquiétudes. Même si Mr G. intervient peu durant les temps de visite à domicile, nous constatons qu’il agit fréquemment sur l’humeur ou les décisions de sa compagne. Il existe des problèmes de couple et Mr G. verbalise souvent des reproches à l’égard de Mlle F. Il refuse les prises en charge collectives (type halte-garderie / crèche) pour sa fille, car elles ont été conseillées par les professionnelles de la PMI. Mr G. est fortement contrarié depuis le signalement et se montre opposant à toute proposition.

La mère : Rapidement, elle nous a fait part de ses difficultés concernant l’éducation de son fils qu’elle sait «en retard» : elle évoque l’entrée en maternelle tardive, les difficultés de langage et le bilan fait par le CAMSP. Elle nous a également très vite parlé de ses souffrances et nous a montré des signes de versatilité : elle a ainsi évoqué le décès de sa mère durant sa grossesse, événement très douloureux qui l’a conduite à «rejeter Q quand il est né» nous a-t-elle confié. Elle nous apprend début juillet qu’elle est de nouveau enceinte. L’annonce de cette grossesse ne la ravit pas. «Ça n’est pas prévu». Elle imagine un instant faire adopter le futur bébé, ce que Mr G. refuse. Elle aimerait «accoucher le plus rapidement possible» car sa grossesse lui pèse. Régulièrement, Mlle F. nous a parlé de ses «crises» (comme elle les nomme) pendant lesquelles son moral oscille entre agitation et déprime. Des changements d’humeur ont effectivement été constatés à plusieurs reprises par le service lors de visites à domicile ou lors d’appels de Mlle F. au service. Dans de tels moments, Mlle F. «broyait du noir», évoquait des sentiments morbides et se désinvestissait de son fils. Elle verbalisait son regret d’être maman, son envie «de crever», de «tout claquer». Mlle F. explique qu’elle «ne supporte plus» Q. Nous avons observé que le lendemain d’un tel épisode, elle semblait ne plus se souvenir des émotions vives ressenties la veille. Selon elle, «c’est comme ça à chaque fois que ça m’arrive». Face à ses humeurs fluctuantes, le service lui a conseillé d’en parler à son médecin (elle avait évoqué avoir déjà «pris des traitements avant d’avoir Q») ou de reprendre contact avec un psychologue (comme il lui avait été conseillé à la maternité lorsqu’elle a accouché). Mlle F. a longtemps refusé cette aide, puis a franchi le pas en septembre 2012, disant qu’avec «le placement de Q, elle avait besoin de s’occuper d’elle». Malheureusement, la résistance posée par Mr G. À l’égard de cette prise en charge a amené Mlle F. à annuler le premier rendez-vous. Mlle F. peut faire preuve de bon sens en terme d’éducation pour son fils : elle sait dire «qu’il serait important que Q ait moins sa tétine dans la bouche pour mieux parler ; qu’il mange à heures fixes pour se repérer ; qu’il mange plus de légumes et moins de gâteaux pour sa santé ; qu’il arrive à s’endormir dans son lit, sans la télé». Ces intentions ne sont pas suivies concrètement, Mlle F. cédant très rapidement à son fils, ne souhaitant pas s’opposer à ses demandes ou «ne supportant pas» de l’entendre pleurer.
Elle semble s’appuyer désormais sur les règles de vie de l’internat, montrant ainsi qu’elle a conscience qu’un cadre est nécessaire au bon développement de son fils. Elle ne parvient toujours pas à fixer des règles claires à domicile. Elle met en rivalité «ce que Q fait à l’internat et ce qu’il fait à la maison». La relation institution-famille ne parait pas fluide. Mlle F. semble mal vivre le fait que des éducateurs «prennent un peu sa place». Lorsque Mlle F. est soutenue par le service dans un cadre précis (temps de jeux), elle peut se montrer plus disponible envers son fils qui arrive à se concentrer sur le support proposé, pouvant même surprendre par ses capacités d’association et d’attention. Lors des temps d’activité, elle se montre investie en début de rendez-vous, mais tend rapidement à s’extraire du support pour poursuivre ses propres activités, laissant ainsi la professionnelle s’occuper de son fils. Il a fallu répéter que le service n’était pas présent pour «prendre en charge Q à sa place» et que sa participation était indispensable pour faire évoluer leur relation. À l’extérieur, elle se montre en difficulté pour gérer Q sur les trajets : elle sait l’admettre et demande, en toute conscience, de l’aide. Selon elle, Q «ne lui obéit pas», «n’en fait qu’à sa tête» et elle se sent alors débordée par son fils. Elle semble, dans ces cas-là, attendre que «les gens dehors» prennent en charge Q.

La vie de famille :

Le cadre proposé à Q à domicile est fluctuant, Mlle F. et Mr G. pouvant donner des consignes différentes à leur fils. Mlle F. reconnaît ne pas savoir dire «non» à son fils. Ainsi, Q choisit ce qu’il souhaite manger, se couche quand il le décide. La maman nous raconte également que «Q vient souvent se coucher dans le lit des parents», l’amenant, elle, «à aller dormir dans le canapé du salon ou dans le lit de Q». Nos observations nous ont amenées à rencontrer le couple pour lui restituer nos inquiétudes quant à un cadre de vie adapté pour Q, ainsi que les répercussions que peuvent avoir l’instabilité et la fragilité de Mlle F. sur le développement de son fils.
Lors de cette rencontre, Mlle F. a reproché un manque d’organisation à son conjoint, ainsi qu’un manque de soutien de sa part dans le cadre qu’elle essaye de poser auprès de Q. De son côté, Mr G. a dit ne «pas savoir quoi faire» car Mlle F. «change tout le temps d’avis». Le service a eu des difficultés à rencontrer la famille à son domicile en juillet, le déménagement ne les rendant pas disponibles. En août, l’accompagnement était plus régulier, Mlle F. se saisissant des propositions et se montrant capable de penser des supports ou des activités pour son fils. Il s’est alors agi de construire avec la maman un «semainier» en feutrine pour Q. Mlle F. souhaite aider Q à se repérer dans le temps et dans sa vie entre la maison et le foyer. Cette activité a plu à la maman qui s’y est investie et l’a menée à terme. Elle a envisagé une sortie piscine avec Q : cette sortie a été programmée mais ne s’est pas réalisée car la piscine était destinée aux «scolaires» ce jour-là. Cela a beaucoup déçu Mlle F. Fera-t-elle de nouveau la demande d’une sortie piscine ou d’une autre activité ? Depuis l’entrée de Q dans une Maison d’enfants à caractère social (MECS), Mlle F. Verbalise régulièrement ses préoccupations concernant l’éducation de son fils. Elle semble vivre unconflit de loyauté entre l’équipe du foyer et elle et cela génère de la colère. Il lui est renvoyé la nécessité de communiquer avec la MECS afin de ne pas placer Q au milieu de la structure institutionnelle et de la structure familiale. Une synthèse a eu lieu fin octobre au foyer, et Mlle F semble avoir compris qu’il fallait s’investir davantage auprès de son fils, notamment concernant son alimentation. Alors que le nouveau cadre de vie semble convenir et être bénéfique pour Q (qui fait des progrès en termes de concentration), la prise en charge de B à domicile soulève des interrogations. Mr G. refuse que sa fille aille en halte-garderie. Cet accueil collectif pourrait pourtant faire du bien à B qui se montre très tonique et curieuse de découvrir de nouvelles choses. En octobre 2012, les parents sont allés deux fois aux urgences pour B qui avait de la température. Les conclusions médicales n’ont pas révélé de maladie.

En conclusion / Renouvellement du Projet d’accompagnement parental (PAP) :

Le service doit travailler sur l’identification du souhait ou pas de la maman de poursuivre les interventions des professionnels du Service d’accompagnement parental (SAP) ainsi que sur ses demandes en direction de l’éducation de sa fille.

CamilleV

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