Recontre avec le Dr Vaginay - 8.12.17

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Recontre avec le Dr Vaginay - 8.12.17

Message par emilie le Mar 2 Jan - 12:47

En 2005 « la vie affective, sexualité et couples » arrive à l’ALGED avec en sous entendue la parentalité, mais qui n’est pas nommée. Jusque-là la sexualité est interdite dans les établissements. Le DR Vaginay rappelle qu’il faut y aller progressivement pour faire changer les choses.

2012 : Un texte cadre est annexé à tous les projets d’établissements. Ce texte émane de l’observatoire de la vie affective et sexualité. La parentalité apparaît dans ce texte cadre malgré réticente de l’association. Le texte est suffisamment ouvert et large et précis pour englober la parentalité. Il n’y a plus de réticence politique mais une réticence de la politique active.
S’y joint une dynamique de mise en place de formations avec une pérennité de ces formations. La question de la sensibilisation des professionnels passe par les écoles d’éduc et la formation de formateurs. Le Dr Vaginay constate qu’il va souvent assez loin pour cette sensibilisation mais qu’à Lyon il y en a peu. Le planning familial lyonnais est un relais mais, mêmes si certaines équipes sont intéressantes, il faut faire attention aux personnes contreproductives comme Cardou qui est un psychiatre « catho cucul », universitaire de surcroît.
Il ajoute qu’il faut exploiter le droit commun et le partenariat pour que l’enfant soit dans les services de « normalité ». Le partenariat est à potentialisé par des formations.

Le Dr note l’importance des personnes ressources de l’observatoire VAS qui s’implique au quotidien. Il parle aussi d’intervenants ponctuels. Cet observatoire comprend un collège de personnes dont familles et professionnels. C’est un organisme de veille qui coordonne les questions, tient une biblio à jour ect…
Dans notre société industrialisée de dénatalisation la sexualité et la parentalité sont traitées séparément. La sexualité est pour le plaisir avant tout. L’enfant n’est plus une source d’épanouissement. On est donc aujourd’hui moins regardant sur la parentalité PADI.

Il parle enfin d’un vide d’écrits et de réflexions en psychologie et sociologie autour de la question de la crise d’adolescence chez des DI. Le désir d’enfant se mature chez les personnes construites et la crise d’ado fait partie de cette construction mais peu de gens en parle.
Au sein des établissement la parentalité est travaillée. M. Vaginay nous donne des exemples concrets :
- A l’IME il y a eu une IVG sans pression avec le questionnement de savoir si la personne voulait ou non garder l’enfant. S’il y avait eu l’enfant l’ALGED aurait trouvé une solution pour qu’il n’y est pas de rupture de parcours en faisant du « bricolage ». L’asso à la volonté d’anticiper les choses.
- Des couples PADI avec une continuité familiale ne sont pas suivies au sein des foyers de l’ALGED. Au SAVS par contre les PADI arrivent avec un enfant s’il y a eu rupture familiale.
- La communauté de l’Arche peut, dans son architecture, accueillir ou réorganiser leur accueil pour l’arrivée d’un enfant. Au foyer où nous sommes ce jour la limite architecturale est criante. De plus l’accueil d’une mixité de population empêcherait la cohabitation avec un bébé. Enfin les équipes éducatives sont sur la défensive tout comme les psy face aux droits communs.

La question des aidants sexuels se pose plus sur des établissements accueillants des personnes avec un handicap physique ce qui n’est pas le cas à l’ALGED.
La politique générale ainsi que le texte cadre et la direction générale ont fait avancer les choses. Pourtant le DG à des convictions personnelles qui vont à l’encontre de cela.
Le SAPS à l’ALGED n’est qu’une question de temps. Ce sera la prochaine structure créée. Le CPOM permet de réorganiser les services pour ouvrir un SAPS sans attendre que les financeurs ne fassent l’appel à projet.
A l’UNAPEI un texte cadre a été rédigé mais il n’y a pas de mise en œuvre dans les ADAPEI. L’indication venue par le haut n’est pas mise au travail dans les établissements.

Le projet :
Laisser une trace en écrivant et en étant repérable.
Réfléchir ensemble en créant un réseau.
Le DR Vaginay nous redonne la démarche du projet au niveau des politiques et des financeurs : arriver avec une idée et monter le projet avec l’aide d’une asso qui démarchera les financeurs.
Il nous conseille d’aller sur le terrain rencontrer des services / personnes / asso et non des universitaires.
Il précise qu’il faut aller réveiller la créativité des asso et leur démontrer qu’elles sont en manque de maillons dans l’accompagnements et qu’il leur faut un SAPS. La création et la réflexion sont muselées par les appels à projet des financeurs.
Pour concrétiser le projet il faut flatter l’association visée sur le fait qu’elle devient précurseur d’un SAPS sur Lyon et sa région : il faut faire marcher la concurrence ! Et il faut aussi chercher le réseau où il y a de l’argent pour financer le projet.

emilie

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